Viols en Afrique : l'employé de l'ONU aimait trop les « bonbons »

Viols en Afrique : l’employé de l’ONU aimait trop les « bonbons »
Le chiffre fait froid dans le dos. Vingt-trois, c'est le nombre de victimes présumées attribuées à Didier Bourguet. Cet ancien fonctionnaire, dont le procès aux assises de Paris a commencé mardi, est accusé d'avoir violé des mineures africaines, durant les six ans où il était en poste en République centrafricaine (1998-2000) puis en République démocratique du Congo (2000-2004). Pour justifier ses actes, Didier Bourguet a évoqué, mercredi, le « stress » de sa condition d'expatrié occidental dans des pays peu sûrs et « la précocité » des Africaines.



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mercredi 10 septembre 2008, par Stéphanie Plasse

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C'est une affaire pour le moins sordide. Un ancien employé de l'ONU comparaît depuis mardi, et ce pour trois jours, à Paris pour « viols sur mineurs de moins de quinze ans » en Afrique et « détention d'images de mineurs à caractère pornographique ». Didier Bourguet, un français âgé de 44 ans aurait, en l'espace de six ans, violé 23 fillettes lorsqu'il travaillait en République centrafricaine (1998-2000) puis en République démocratique du Congo (2000-20004). C'est la première fois qu'est jugée en France une affaire de cette ampleur, commise à l'étranger dans le cadre d'une mission de maintien de la paix (Monuc).

L'accusé n'est pas un casque bleu. Titulaire d'un CAP de mécanique, il entretenait les véhicules de la Monuc, la mission des Nations Unies en RDC. Un pays marqué par une succession de guerres civiles, où les viols massifs perpétrés par les militaires ont été de véritables « armes de guerres » selon les ONG de défense de droit de l'Homme. Outre les viols, la police congolaise a saisi au domicile de Didier Barguet un ordinateur contenant des centaines de photos et de vidéos de jeunes filles dans des poses érotiques et pornographiques. Au début du procès, il a nié avoir eu des relations sexuelles avec des mineurs et a tenté d'expliquer que « là-bas, elles étaient tellement précoces que c'était difficile de savoir », rapporte un journaliste du quotidien français Libération. Mais devant l'évidence, il a fini par avouer, hormis pour la jeune S., la seule à avoir porté plainte contre lui et à s'être portée partie civile. Même s'il reconnait avoir eu des relations sexuelles avec 22 des 23 victimes présumées, âgées de 12 à 18 ans, il niait mercredi (deuxième jour du procès) avoir jamais exercé la moindre contrainte.

L'histoire de S.

Au moment des faits, S. avait douze ans quand une femme qui louait une parcelle sur le terrain de son père lui a proposé de faire un tour. Cette « intermédiaire » payée par Didier Bourguet l'aurait emmenée à son domicile. Selon la fillette, il lui aurait fait boire un thé au drôle de goût avant de lui demander de lui faire une fellation et de la pénétrer. Des accusations que l'ancien employé de l'ONU dément, criant au piège et au chantage. Un chantage orchestré par des policiers et le père de la jeune fille qui, selon le prévenu, lui auraient réclamé chacun 5000 dollars pour prix de leur silence. Suite au dépôt de plainte qui a déclenché l'hostilité des villageois, la famille de S. a dû quitter le Congo-Kinshasa. Après un séjour en Ouganda, la famille a obtenu un droit d'asile politique pour le Canada.

Un violeur, amateur de « bonbons »

Pour tenter de justifier les viols, Didier Bourguet a évoqué « le stress » de sa condition d'expatrié occidental dans des pays peu sûrs. « J'avais perdu certains repères notamment le repère de la conscience de faire une faute, à cause du stress », a-t-il expliqué mercredi à l'AFP. Lors de sa vaine tentative d'amadouement, il a déclaré avoir subi plusieurs agressions lors de ses missions à l'étranger. Des propos repris par l'avocat général Pierre Kramer qui lui a reproché de « justifier son attitude par le contexte ». L'accusé est, selon une psychologue qui témoignait mercredi, un être « complexé dans le contact avec la gente féminine ». « L'occasion s'est présentée d'avoir quelque chose que j'avais très peu avant et j'en ai profité », a-t-il ajouté à propos de ses relations sexuelles en Afrique. Puis en se lançant dans une métaphore au goût douteux il s'est qualifié « de gamin privé de bonbons toute son enfance, lâché un jour dans un magasin de bonbons ». Des déclarations démentes qui témoignent du manque de suivi des employés de l'ONU à l'étranger.

Les Nations unies prises pour cible

Pour Emmanuel Daoud, l'avocat français, à Kinshasa, de la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH) en charge du dossier de la famille de S., « Les Nations unies envoient des personnes en Afrique sans les encadrer ». « Ils ne comprennent pas l'ampleur de la situation, plusieurs abus sexuelles ont été recensés en RDC ». « On assiste à une absence de volonté politique, sociale, humaine pour résoudre ce problème » s'insurge l'avocat, interrogé par Afrik. Dans un communiqué de la FIDH paru mardi, date de l'ouverture du dossier, la présidente de la Fédération Souhayr Belhassen a déclaré que « ce procès symbolisait l'importance de briser l'impunité des responsables de violences sexuelles en RDC et de réprimer les agissements criminels de certains membres des forces de maintien de la paix ».

Le cas Didier Bourguet ne semble pas être isolé. Les Nations unies ont révélé le 13 août dernier qu'au moins 100 Casques bleus indiens pourraient être impliqués dans des abus sexuels sur des garçons et des filles de RDC.

# Posté le vendredi 12 septembre 2008 12:13

LA RECOMPENSE DE NOS ACTES.

Thomas Sankara, "L'esclave qui n'est pas capable d'assumer sa révolte ne mérite pas que l'on s'apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur s'il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d'un maître qui prétend l'affranchir. Seule la lutte libère... "

Tant qu'il y aura encore des Noirs dont la lâcheté pousse à disculper, à excuser,à nier les comportements dont ils ont été victimes et le sont encore, alors des Afro-carribéens agressés par la police, des Africains humiliés tous les jours, nous en connaitrons davantage. Les souffrances des Noirs seront inimaginables tant qu'ils ne se départiront pas de leur incapacité à voir la source du problème, de leur incapacité à surpasser leur égo, de leur incapacité à s'émerveiller devant les tours de passe-passe des autres. Tant qu'ils ne cesseront pas avec leur propension à la félonie, à la mangeoire facile et surtout leur propension à ne pas savoir faire front ensemble; Aimé Césaire disait: " Cette foule qui qui ne sait pas faire foule ". Ne sont-ce pas les Antillais qui trouvent que les Africains ne doivent pas être concernés par "leurs problèmes" et excluent des discussions sur l'esclavage les Africains lorsqu'ils ne les accusent pas de les avoir vendus ? Ne sont-ce pas les Antillais qui méprisent les Haïtiens et trouvent qu'ils viennent finir leur pain ? Ne sont-ce pas les Camerounais qui pensent être supérieurs aux Maliens ? Les Ivoiriens aux Burkinabés ? La liste serait sans fin s'il fallait énumérer.

Des siècles ont passé entre les deux contenus des vidéos ci-dessous, mais le traitement lui est resté le même, les bourreaux et les victimes sont restés les mêmes.

http://mboangila.afrikblog.com/

# Posté le jeudi 11 septembre 2008 17:23

Les Noirs au bureau, une comédie tragique ! Noirs et réussite, deux mots qui semblent sonner faux, à moins que...

Les Noirs au bureau, une comédie tragique ! Noirs et réussite, deux mots qui semblent sonner faux, à moins que…
Le succès professionnel ou l'ascension social sont des notions qui semblent étrangères aux Noirs, si elles ne sont pas accompagnées d'un attribut « blanc ».




Combien d'entre nous n'ont pas, en désespoir de cause, fini par déterrer ce fameux 3ième prénom (Roger ou Anatole) du fin fond de leur acte de naissance, dans l'unique but d'augmenter les chances de leur CV ?... ou encore pire, combien d'entre nous sont persuadés que leurs enfants auraient plus de chance en étant café au lait... Chance de quoi ? Je me le demande.

Avant tout, quel est l'intérêt de traiter ce sujet ? Selon moi, votre humble serviteur, il en va de la survie de notre « self-estime ». De notre capacité à progresser, évoluer, avancer dans le respect de notre identité. En effet, il est acquis dans l'imaginaire collectif, le nôtre en particulier, que la réussite d'un Noir se justifie par sa capacité à s'éloigner de son identité propre. Les joueurs de l'équipe de foot de France ne nous contrediront certainement pas sur ce point... Pas plus que ne le feront l'industrie cosmétique et nos médias soit-disant « afros », qui véhiculent et imposent, avec notre apparente approbation, une beauté noire forcément métisse ou light Skin, « parce que nous le valons bien ». Ce ne sont pas non plus les clips de nos chers rappeurs américains ou frenchies, qui iraient renier cette image de la beauté noire à la mélanine minimale. A croire que même certains de nos chefs d'Etat africains doivent passer leur temps devant des clips de Ja Rule, car le continent noir doit certainement détenir le record des « premières dames » blondes....

Manipulation médiatique ? Si il n'y avait que ça, ça irait encore, mais ce n'est pas le cas. En effet, lorsque nous-mêmes mettons en scène notre réussite ( business, art, show-biz, haute-responsabilité politique), le message que nous envoyons à nos congénères est que nos talents ou nos compétences ne suffisent pas, c'est le « cachet blanc » qui prouve que vous êtes quelqu'un d'important, que vous êtes « intégré », que vous êtes intelligent... Paranoïa ? Je ne crois pas. Au-delà de son brillant parcours académique, est-ce un hasard si Rama Yadé s'appelle en fait Yadé-Zimet ?...

Mais au fait, comment est-ce que nous en arrivons là ? Comment notre environnement ou notre éducation à l'occidentale nous prépare quasiment dès la naissance ( que je sache, aucun de mes ancêtres ne s'appelait « Anatole »...), à déposer les armes, pire, à ne surtout pas nous battre ? Si nous ressentons déjà les effets du « pourquoi t'es "noirte ?" » , du « holàlà t'as un nom bizarre, toi... », dès les cours de récré de la maternelle, c'est dans le monde du travail que se cristallisent tous les malaises liés à notre identité, toutes les suspicions de "bountysme" des femmes de ménages noires et toutes les concessions du « Noir de service », « pas comme les autres », faites à nos collègues blancs. Quelques conseils aux jeunes qui débutent dans l'univers impitoyable de Dallas... enfin de la Défense.

Usual suspect . L'ascension sociale d'un Noir est toujours suspecte... elle se traduit par « vendu » pour certains et par « pas comme les autres » pour les collègues du bureau. Ces négations d'une capacité à réussir tout en gardant une identité noire, expriment les complexes de supériorité des uns et l'auto-dénigrement des autres. C'est donc au bureau que ces contradictions prennent tout leur sens. Constamment sur-estimé ou sous-estimé, chaque interaction, chaque fait et geste, sont déterminés par notre couleur, que ce soit avec ses collègues, sa direction, un client ou la femme de ménage.

Qui n'a pas vécu le regard inquisiteur de cette brave femme de ménage noire, à qui personne ne dit jamais bonjour, et qui vous fusille du coin de l'oeil de réflexions que vous seul pouvez entendre : « toi le vendu, tu dois être encore pire qu'eux ». Quel choc pour celle-ci lorsque vous la saluez avec allégeance (normal, c'est dans votre éducation de saluer les adultes) et quel choc encore plus grand pour vos collègues. La femme de ménage se rend compte que vous êtes « un Noir en costard, assis devant un ordinateur (wow quel exploit !) et qui ne rejette pas ses origines ». Vos collègues découvrent avec stupéfaction que vous avez une affinité certaine avec cette personne « de couleur », qui pourrait être votre mère... Vous êtes donc Noir... Bah, merde alors....

Les vertus éclaircissantes de la vie au bureau. Certains collègues blancs au bureau finissent bizarrement par occulter le fait que vous êtes Noir, comme pour se rassurer, ils pensent que si vous êtes là c'est que vous êtes comme « eux », car il n'y a que des gens comme « eux » qui ont la capacité d'arriver là où ils sont arrivés. Ces oublis donnent droit à des libertés fâcheuses, du style : « holàlà, j'ai bossé comme un nègre aujourd'hui ». Pardonnez-moi, si je cède quelque peu à des généralités, mais c'est en regardant les extrêmes que l'on prend la mesure des choses. Bref... ou en étions-nous ?? Oui, je disais, de toute évidence certains de nos collègues blancs ont besoin de se rassurer. Réussir à se prouver par tous les moyens que bien qu'il s'appelle Amadou Sidibé, le nouveau directeur marketing n'est forcément « pas comme les autres !! ». Que Amadou ça ressemble un peu à « Aimé » ou à « Armand » ou à « Alain »... Si c'est pas le nom, ça doit être autre chose... C'est peut-être le beau-frère du patron... Non, parce que si il occupe un poste pareil c'est qu'il est forcément comme nous ! Qui n'a jamais eu l'immense plaisir de se voir attribuer le titre suprême de « Noir pas comme les autres » ? De voir son prénom francisé sans aucun tact : « Tu t'appelles Nbilu" ?, bon et bah on t'appellera Bibi c'est plus simple... »

Quel choc quand ils se rendent compte que vous ne prenez pas de café le matin, que vous ne fumez pas, ne buvez pas (ou peu) et que pour vous, le fait que la standardiste soit blonde ne suffit pas à vous faire oublier le fait qu'elle n'a pas de fesses ni de lèvres... Mais bon, au final, ils trouvent toujours un moyen de se rassurer en vous prêtant des vertus « Mundele » (lingala pour blanc), du genre il doit au moins avoir la dernière compil de Johnny...

BAC + 4 option trop cool. Être le seul Noir au bureau c'est « cool », du moins c'est comme cela que certains de nos collègues veulent nous voir. Parce que, une fois que avez réussi à leur faire comprendre que vous pouvez être diplômé et qualifié sans forcément être le fils du ministre des finances de votre pays d'origine, vous devez maintenant leur prouver que vous n'êtes pas non plus le clown de service. Moi-même, votre serviteur, je me suis vu demander en plein séminaire de « tourner sur la tête comme Sydney* », car j'avais eu l'imprudence de dire que j'aimais le Rap.... Et ça c'est rien, parce que là où ça se gâte c'est quand vous devez révéler l'endroit où vous habitez, surtout si c'est en banlieue : « ah, tu habites en banlieue ? On dirait pas »... Avec les plus sympas on a droit a un agréable : « Yo mec, ça va le che-pé » ... Nous ne sommes pas dupes, même ceux qui jouent le jeu ou font semblant de ne pas comprendre, ces simagrées visent à nous jeter à la face nos origines sociales et nous rappeler qu'on n'est pas du même « niveau » qu'eux.

Autre moment fatidique, le Xième pot de départ ou la soirée du C.E est une étape cruciale du « blanchiment » en entreprise. Dès l'instant où le DJ glisse l'anachronique "tube Zouk du moment" (Zouk machine : haaaaaaaaaaaaaa ! la musique dans la peau !!!), tout le monde vous regarde avec des gros yeux, l'air de dire : « Allez vas-y gigotes, on sait que tu aimes ça ». Le plus comique reste quand même les phrases creuses visant à créer une pseudo-connivence ou à nous faire croire qu'ils comprennent quelque chose à nos origines, à notre culture ou à nos problèmes :
Je suis du Sénégal
Ah ouais ? J'ai un ami Malien !
Nous, les Noirs, on a beaucoup de mal à trouver un logement ou du travail en France.
Bah, mes potes Arabes y se font contrôler tout le temps par les flics...

Entre chiens et chats . Les relations entre Noirs ne sont pas plus simples à gérer. Deux noirs qui discutent ça va, trois c'est le début de la conspiration communautariste. Affront ultime, vous mangez entre amis ( tous Noirs, comme par hasard) au réfectoire... Tout le monde vous regarde, gêné, angoissé, et vous voilà propulsés dans les locaux du Black Panther Party. En plus de ces suspicions d'insurrections nègres, qui poussent de nombreux Noirs à éviter scrupuleusement leurs congénères au bureau, histoire de soigner leur quote auprès de leurs collègues blancs et de conserver le précieux titre de « Noir pas comme les autres », nous avons parfois le chic pour créer entre nous des rivalités aussi ridicules qu'inutiles. C'est la course au Award du « Nègre apprivoisé » qui parle un français que même les français eux-mêmes ne parlent pas... ça chokobi* grave : « ouais-eu, stéphan-eu, on va's prendre un caou-eu, p'tain, j'ai la tête dans'l'cul, j'te raconte pas-an »... Refus de communiquer, d'échanger, d'affirmer nos affinités, par peur d'être démasqué :« Si on me voit avec des Noirs, on risque de découvrir que je suis Noir moi aussi »... Il est évident que le simple fait d'être les deux seuls Noirs d'une entreprise n'induit pas automatiquement un lien amical, mais dans un groupe de 500 personnes, ça crée des liens inévitablement.

Silence, on tourne ! Tout cela est effectivement une vaste comédie. La comédie des complexes et des luttes de domination. Il est possible de briser le fameux plafond de verre, dès l'instant où l'on accepte de jouer le rôle qu'ils attendent de nous, ce que fait à la perfection l'ami Magloire. Alors pour avoir une promotion, chers amis, voici quelques conseils imparables :

Dites « Yo », au lieu de « bonjour » le matin, vos collègues auront l'impression de parler à Will Smith, même si vous avez arrêté les onomatopées depuis l'âge de 15 ans...
Mettez-vous à fumer et boire du café 4 fois par jour... même si avez été élevé au thé et au Bissap...
Soyez la "sex-machine" et le "zouk-lover" de toutes vos collègues lors des soirées du C.E... même si vous détestez vous « afficher ». Je vous suggère même de prendre « Franky Vincent » comme deuxième prénom...
Prononcez volontairement le "N" de votre nom... même s'il s'agit d'écorcher le nom de votre père. "N-Tumba" c'est quand même plus présentable que "Ntumba", et puis surtout ça n'oblige pas vos collègues à faire l'effort de prononcer correctement votre nom ( bien qu'ils sachent parfaitement le faire...)

Après cet interlude humoristique (enfin je pense), il est temps de conclure... ou d'ouvrir le débat. Le fonctionnent du monde du travail en France est fortement basé sur le savoir-être au détriment du savoir-faire. Pour évoluer, certains d'entre nous se sentent obligés de laisser sur le pas de la porte une partie de leur identité. Le risque est que nous réussirons peut-être à gravir les échelons dans le monde de l'entreprise, mais ce sera en créant un fossé grandissant avec le reste de la communauté. Et si nos jeunes ne peuvent pas s'identifier à 100% a des réussites noires, parce qu'ils pensent que les dites réussites sont dues au « cachet blanc » et non à nos compétences, la situation risque bel et bien de stagner. Il est primordial que nous sortions de ce complexe issu d'une autre époque, qui nous contraint à associer notre réussite à notre « blanchiment ». Épouser un Blanc pour s'élever socialement, interdire aux enfants de parler leur langue natale au profit du français... Autant d'aberrations qui sont entretenues par les réflexes de nos collègues blancs au bureau, qui s'effraient de voir que l'on peut être Noir, Muslim, venir d'une cité et être un professionnel efficace... pour ne pas dire « civilisé ».

Il est inutile d'avancer loin , si l'on ne sait plus qui on est à l'arrivée, car les nôtres ne sauront pas suivre notre chemin, et les autres continueront à nous rabaisser en pensant que l'on cherche à se rapprocher d'eux. Réussir pour un Noir ce n'est pas se rapprocher des blancs ou s'éloigner des siens, mais retrouver sa place dans l'échiquier de la société.

* Sydney :



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# Posté le jeudi 11 septembre 2008 04:36

LA COURNEUVE

# Posté le dimanche 07 septembre 2008 07:39

LA DESTRUCTION DE L'AFRIQUE S'APPUIE SUR UNE IDÉOLOGIE : CELLE DU RACISME ET DU COLONIALISME !

LA DESTRUCTION DE L’AFRIQUE S’APPUIE SUR UNE IDÉOLOGIE : CELLE DU RACISME ET DU COLONIALISME !



Afin de comprendre pourquoi l'Afrique est en proie à tant de guerres et de misère, pourquoi les Occidentaux et leurs affidés se prennent pour les gendarmes de l'univers et veulent imposer leur diktat au monde entier, se dotant d'armes de destruction massive et interdisant à d'autres nations d'en disposer, pourquoi nous assistons à la destruction de pays comme l'Irak par les U.S.A, à l'anéantissement de la Palestine par Israël, il est important et intéressant de lire et d'analyser les déclarations ci-après :


10 déclarations détonantes destinées à justifier la destruction de l'Afrique !











1-Coloniser pour doper l'économie :
"J'étais hier dans l'East-End (quartier ouvrier de Londres), et j'ai assisté à une réunion de sans-travail. J'y ai entendu des discours forcenés. Ce n'était qu'un cri. Du pain ! Du pain ! Revivant toute la scène en rentrant chez moi, je me sentis encore plus convaincu qu'avant de l'importance de l'impérialisme... L'idée qui me tient le plus à coeur, c'est la solution au problème social : pour sauver les quarante millions d'habitants du Royaume-Uni d'une guerre civile meurtrière, nous les colonisateurs, devons conquérir des terres nouvelles afin d'y installer l'excédent de notre population, d'y trouver de nouveaux débouchés pour les produits de nos fabriques et de nos mines. L'Empire, ai-je toujours dit, est une question de ventre. Si vous voulez éviter la guerre civile, il faut devenir impérialiste."


Extrait du journal Neue Zeit de Cécil Rhodes, Premier ministre du Cap, 1898.


2-Coloniser pour voler les richesses de l'autre :
"La nature a distribué inégalement, à travers la planète, l'abondance et les dépôts de ces matières premières ; et tandis qu'elle a localisé dans cette extrémité continentale qui est l'Europe le génie inventif des races blanches, la science d'utilisation des richesses naturelles, elles a concentré les plus vastes réservoirs de ces matières dans les Afriques, les Asies tropicales, les Océanies équatoriales, vers lesquelles le besoin de vivre et de créer jettera l'élan des pays civilisés. L'humanité totale doit pouvoir jouir de la richesse totale répandue sur la planète. Cette richesse est le trésor commun de l'humanité."


A. Sarraut, Grandeur et servitudes coloniales, 1931.


3-Coloniser au nom de Dieu
"Nous avions jadis, par de précédentes lettres, concédé au Roi Alphone, entre autres choses, la faculté pleine et entière d'attaquer, de conquérir, de vaincre, de réduire et de soumettre tous les sarrasins (nègres), païens et autres ennemis du Christ où qu'ils soient, avec leurs royaumes, duchés, principautés, domaines, propriétés, meubles et immeubles, tous les biens par eux détenus et possédés, de réduire leurs personnes en servitude perpétuelle (...) de s'attribuer et faire servir à usage et utilité ces dits royaumes, duchés, contrés, principautés, propriétés, possessions et biens de ces infidèles sarrasins (nègres) et païens (...) Beaucoup de Guinéens et d'autres Noirs qui avaient été capturés, certains aussi échangés contre des marchandises non prohibées ou achetés sous quelque autre contrat de vente régulier, furent envoyé dans les dits Royaumes (Amérique, Antilles...)".


Extrait de la Bulle papale du Pape Nicolas V, 8 janvier 1454


4-Coloniser au nom de la providence :
"Messieurs, La providence nous a dicté l'obligation de connaître la terre et d'en faire la conquête. Ce suprême commandement est l'un des devoirs impérieux inscrits dans notre intelligence et dans notre activité. La géographie, cette science qui inspire un si beau dévouement et au nom de laquelle tant de victimes ont été sacrifiées, est devenue la philosophie de la terre."


Déclaration de l'Amiral La Roncière le Noury, au Congrès international de Géographie de Paris, 1875.


5-Coloniser au nom de la paix :
"Une nation est comme un individu : elle a ses devoirs à remplir et nous ne pouvons plus déserter nos devoirs envers tant de peuples remis à notre tutelle. C'est notre domination qui, seule, peut assurer la paix. la sécurité et la richesse à tant de malheureux qui jamais auparavant ne connurent ces bienfaits. C'est en achevant cette oeuvre civilisatrice que nous remplirons notre mission nationale, pour l'éternel profit des peuples à l'ombre de notre sceptre impérial (...) Cette unité (de l'Empire) nous est commandée par l'intérêt : le premier devoir de nos hommes d'Etat est d'établir à jamais cette union sur la base des intérêts matériels (...) Oui, je crois en cette race, la plus grande des races gouvernantes que le monde ait jamais connues, en cette race anglo-saxonne, fière, tenace, confiante en soi, résolue que nul climat, nul changement ne peuvent abâtardir et qui infailliblement sera la force prédominante de la future histoire et de la civilisation universelle (...) et je crois en l'avenir de cet Empire, large comme le monde, dont un Anglais ne peut parler sans un frisson d'enthousiasme (...) ".


Discours de Joseph CHAMBERLAIN, ministre des colonies en 1895.


6-Coloniser au nom de la nature humaine :
"La nature a fait une race d'ouvriers. C'est la race chinoise d'une dextérité de main merveilleuse, sans presque aucun sentiment d'honneur ; gouvernez-la avec justice en prélevant d'elle pour le bienfait d'un tel gouvernement un ample douaire au profit de la race conquérante, elle sera satisfaite ; une race de travailleurs de la terre, c'est le nègre : soyez pour lui bon et humain, et tout sera dans l'ordre ; une race de maîtres et de soldats, c'est la race européenne. Que chacun fasse ce pour quoi il est fait et tout ira bien."


Ernest Renan, La Réforme intellectuelle et morale, 1871.


7-Coloniser au nom de la race blanche :
"En premier lieu je crois en l'Empire britannique, et en second lieu je crois en la race britannique. Je crois que la race britannique est la plus grande des races impériales que le monde ait connues. Je dis cela non comme une vaine vantardise, mais comme une chose prouvée à l'évidence par les succès que nous avons remporté en administrant les vastes possessions reliées à ces petites îles, et je crois donc qu'il n'existe pas de limite à son avenir."


Discours de Joseph Chamberlain (1895), ministre des Colonies de Grande-Bretagne.


7-Coloniser au nom de la soumission à l'univers :
"La colonisation est la force expansive d'un peuple, c'est sa puissance de reproduction, c'est sa dilatation et sa multiplication à travers les espaces ; c'est la soumission de l'univers ou d'une vaste partie à sa langue, à ses moeurs, à ses idées et à ses lois. Un peuple qui colonise, c'est un peuple qui jette les assises de sa grandeur dans l'avenir et de sa suprématie future... A quelque point de vue que l'on se place, que l'on se renferme dans la considération de la prospérité et de la puissance matérielle, de l'autorité et de l'influence politique, ou que l'on s'élève à la contemplation de la grandeur intellectuelle, voici un mot d'une incontestable vérité : le peuple qui colonise est le premier peuple ; s'il ne l'est pas aujourd'hui, il le sera demain."


P. Leroy-Beaulieu, De la colonisation chez les peuples modernes, Guillaumin éd., 1870,


8-Coloniser pour asseoir sa prédominance politique :
"Messieurs, au temps où nous sommes et dans la crise que traversent toutes les industries européennes, la fondation d'une colonie, c'est la création d'un débouché. On a remarqué, en effet, et les exemples abondent dans l'histoire économique des peuples modernes, qu'il suffit que le lien colonial subsiste entre la mère-patrie qui produit et les colonies qu'elle a fondées, pour que la prédominance économique accompagne et subisse, en quelque sorte, la prédominance politique."


Jules Ferry, Discours, 1885.


9-Coloniser pour se mettre en rapport avec l'autre :
"Coloniser, c'est se mettre en rapport avec des pays neufs, pour profiter des ressources de toute nature de ces pays, les mettre en valeur dans l'intérêt national, et en même temps apporter aux peuplades primitives qui en sont privés les avantages de la culture intellectuelle, sociale, scientifique, morale, artistique, littéraire, commerciale et industrielle, apanage des races supérieures. La colonisation est dont un établissement fondé en pays neuf par une race avancée, pour réaliser le double but que nous venons d'indiquer."


Merignhac, précis de législation et d'économie coloniales.


10- Coloniser : une affaire d'argent :
"Il ne faut pas se lasser de le répéter : la colonisation n'est ni une intervention philosophique, ni un geste sentimental. Que se soit pour nous ou pour n'importe quel pays, elle est une affaire. Qui plus est, une affaire comportant invariablement à sa base des sacrifices de temps, d'argent, d'existence, lesquels trouvent leur justification dans la rémunération."


Rondet-Saint, La Dépêche coloniale, 1929

# Posté le mercredi 03 septembre 2008 18:51