Muhammad Ali - The King

Muhammad Ali - The King
Pays : Etats-Unis
Age : 59 ans
Date de naissance : 17 janvier 1942
Lieu de naissance : Louiseville

Taille : 1m89
Poids : 100 kg
Spécialités : Poids-Lourds

Palmarès : 61 combats, 56 victoires (dont 37 avant la limite), 5 défaites.

# Posté le jeudi 20 février 2003 22:00

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Elle aime l'intelligence, le pouvoir et l'argent. Elle est la conseillère pour la sécurité nationale du président George W. Bush. Elle s'appelle Condoleezza Rice. Portrait d'une inconnue toute-puissante.


Avant le 11 septembre, c'était la personne la plus intéressante à la Maison Blanche. Sa présence à ses côtés et son amitié avec lui avaient même pour effet de rendre intéressant George Bush lui-même. Deux jours avant les attentats de New York et de Washington, la volumineuse édition dominicale du Washington Post consacrait la couverture de son magazine en couleurs à Condoleezza Rice, photographiée dans la galerie qui longe la roseraie du palais présidentiel. [i" La fierté et le préjugé", ]disait le titre, annonçant un article superbe sur l'enfance de la conseillère à Birmingham, dans la plus raciste des villes du Sud raciste.


Dick Cheney se remettait alors difficilement de la perte de la majorité au Sénat - que le vice-président préside - et d'un infarctus qui n'était pas le premier ; Donald Rumsfeld, le secrétaire à la défense, était empêtré dans une réforme des forces armées bien mal partie ; le secrétaire d'Etat, Colin Powell, semblait en sérieuse perte de vitesse. Et personne ne voyait très bien où allait la présidence de "W" Bush. Les attentats, le danger terroriste, la guerre déclarée contre les réseaux islamistes ont "défini la présidence", comme disent les commentateurs, et rétabli les perspectives.


Le vice-président est redevenu l'homme le plus important après le président et auprès de lui. Donald Rumsfeld, mauvais ministre de la défense, s'est révélé un excellent ministre de la guerre, selon l'intellectuel conservateur William Kristol, dont chacun a répété la formule. Colin Powell a pu déployer son expérience des relations internationales et son savoir-faire diplomatique pour créer les conditions politiques de la guerre déclarée par les Etats-Unis contre le terrorisme.

La conseillère pour la sécurité nationale s'est effacée derrière le président, qui lui doit sans doute une bonne part du leadership dont il a fait preuve dans cette période. C'est elle qui le tient informé, tout au long de la journée, des événements militaires et diplomatiques. Elle a le premier contact, chaque matin, à 7 h 15, avec Rumsfeld et Powell, par téléconférence. Elle prépare la réunion quotidienne du Conseil national de sécurité, que préside George W. Bush et dont sont membres le vice-président (présent en personne ou par vidéo), les ministres des affaires étrangères et de la défense, le directeur de la sécurité intérieure et le directeur de la CIA.


Une seconde réunion de ce groupe a lieu en fin d'après-midi, avec davantage d'utilisation de la vidéoconférence mais sans le président ; c'est la conseillère qui la dirige. Outre ces rendez-vous fixes, elle voit son patron plusieurs fois dans la journée, éventuellement avec Richard Cheney lorsque celui-ci est présent, secrètement, à la Maison Blanche. Elle assiste à certains entretiens avec des chefs d'Etat ou de gouvernement étrangers. Ses journées commencent à 5 heures, dans son appartement du Watergate, par une séance de gymnastique, et se terminent rarement avant 23 heures.

Michael McFaul, spécialiste comme elle de la Russie et professeur à l'université Stanford, où elle enseignait, estime que le rôle de Condoleezza Rice s'est accru depuis le 11 septembre. "Il ne fait pas de doute, pour moi, que la guerre telle qu'elle est menée doit beaucoup à sa façon de penser, parce que le président lui fait confiance", dit-il. Coit Blacker, directeur de l'Institut d'études internationales de Stanford, reconnaît les idées et le style de son ancienne collègue dans ce qu'il estime être le caractère "hautement réfléchi et maîtrisé" de la campagne contre le terrorisme, au-delà des seules opérations militaires en Afghanistan.


Il est difficile, pourtant, de repérer une décision ou un arbitrage dont on puisse dire à coup sûr qu'il porte sa marque. Le président ayant décidé, dès le 17 septembre, de ne pas attaquer l'Irak et de limiter l'action des forces armées à l'Afghanistan, on peut supposer que sa conseillère était de cet avis. L'importance donnée à la relation avec la Russie, le sommet Bush-Poutine des 13 au 15 novembre, puis la décision récente de dénoncer le traité de 1972 sur la protection antimissile témoignent incontestablement du maintien de priorités chères à la spécialiste des relations américano-russes.



Le soutien apporté à Ariel Sharon et la méfiance envers Yasser Arafat, sensibles dans les déclarations de la Maison Blanche, sont probablement en accord avec ses vues. Cependant, comme elle veille, avec les autres seniors de l'équipe présidentielle, à éviter toute fuite et qu'elle donne l'exemple en ne s'exprimant jamais avant les arbitrages présidentiels, il est difficile de mesurer son influence.


Son rôle de conseillère ne l'empêche pas de participer de temps en temps aux émissions politiques du dimanche à la télévision. Titulaire d'un poste de rang ministériel, elle est l'un des responsables de l'administration habilités à expliquer l'action du président dans le domaine international. Les spectateurs de CNN ont pris connaissance, le 16 décembre, de sa nouvelle coiffure, adoptée à l'occasion de la soirée des prix du Kennedy Center, à laquelle elle assistait, deux semaines auparavant, avec le président et le Tout-Washington gouvernemental et diplomatique.



La coupe a retenu l'attention en raison de son caractère un peu décoiffé, pas très républicain, contrastant avec le style jusqu'alors uniformément conservateur de la conseillère. Dans le numéro d'octobre du mensuel Vogue, préparé avant le 11 septembre, elle était photographiée en robe longue près d'un piano de concert. Condoleezza Rice ne s'interdit pas de plaire, mais si son charme du Sud semble faire l'unanimité de ceux qui la connaissent, c'est le moindre de ses atouts

# Posté le jeudi 20 février 2003 21:54

Modifié le jeudi 20 septembre 2007 16:31